A proximité de chez nous, la violence destructive d’une femme.

Son visage est marqué.
L’œil droit surmonté d’une grosse cicatrice.
Le sang s’est écoulé dans la joue.
Du même côté l’épaule est attelée.
Ça s’est passé il y a trois jours.
Le choc psychologique a dévasté cette personne.
Pour l’instant elle pleure.
Elle enchaine quelques mots. Pour dire la même chose.
« Je ne le voulais pas. Maintenant il va dire aux enfants que ses ennuis sont de ma faute »
Un leitmotiv. Cette menace la paralyse de se défendre efficacement depuis deux ans dit-elle.
Sans doute beaucoup plus.
Son couple a élevé deux enfants, aujourd’hui adolescents. Au cœur de Brive.
L’homme parlait fort, menaçait, cassait la vaisselle, roulait très vite en colère.
Un climat général difficile à supporter. Pas câlin du tout.
« Si tu pars méfies toi. »
Elle est quand même partie avec les enfants.

Mails injurieux. Voiture qui rode. Attente à la sortie du travail.
Enfants impliqués qui lâchent le père.
Deux ans de galère. Pas de répit pour lui signifier qu’elle lui appartient.


Dernier soir poursuite avec la voiture.
Elle tente de s’enfuir avant d’être bloquée.
« Tu la mérites ta dérouillée »,
Vielle promesse à bras raccourcis.
Les passants arrêtent le carnage.
Pour elle police, hôpital.
Pour lui police et présentation immédiate au Procureur qui lui interdit toute rencontre avec son ancienne compagne.
Au mois de Février comparution devant le tribunal.
Une condamnation sévère à attendre. La réparation d’un préjudice corporel et social lourd.
Tout ce qu’elle ne voulait pas.
Près de chez nous.