Le concept d’emprise, espoir des femmes battues qui se sont défendues.

Jacqueline Sauvage a réveillé les consciences.
La preuve qu’elle ait été battue sa vie conjugale durant, par son mari, qu’elle avait fini par tuer de plusieurs coups de fusils n’avait constitué, ni une exonération de responsabilité pénale, ni même une atténuation forte.
Deux fois condamnée par les cours successives et populaires à 10 ans de prison.
A sa charge, le droit français qui inscrit dans sa légitime défense des conditions qu’elle ne remplissait pas.
Et surtout, à mon avis, la sempiternelle question du pourquoi vous n’êtes pas partie avant l’irréparable.
La solution est si simple. Quand on va bien !

Toute la problématique de la femme battue est qu’elle va mal.
La répétition des contraintes lui fait perdre ses capacités d’autonomie et ses compétences naturelles.
Elle subit le syndrome de l’emprise de son bourreau, comme d’autre celui dit de Stockholm avec leur geôlier.
Une paralysie à l’initiative pour se libérer.

C’est ce concept qui fera, symboliquement, le jour des droit de la femme, l’objet d’une proposition de loi devant notre parlement.
Il s’agit d’instituer l’état d’emprise mesure de déresponsabilité pénale, ou d’atténuation de celle-ci.
En pratique la personne battue, qui se serait défendue, serait examinée par des psychiatres qui auraient à donner leur avis sur l’influence des violences antérieures sur le comportement de défense.
Les juridictions tiendraient en considération l’influence psychologique des rapports du couple avant de se prononcer.
Le concept d’emprise est déjà existant et construit par les psychiatres et ceux qui s’intéressent à cette question.

Le parlement devrait examiner la question au mois de Mai prochain.
La cohérence du projet et le besoin de sécurité d‘une grande quantité de femmes de notre pays, donne espoir que ce concept et ses connaissances soient reconnus.