Le divorce : priorité Gagnant/Gagnant

Le divorce est un acte majeur de la vie.

C’est une répétition dans mes analyses. Parce qu’il est un acte majeur il doit être traité comme tel.

Il se présente sous de multiples formes : certains époux en ont maitrisé tous les paramètres, d’autres en sont désespérés, déprimés, animés par la vengeance.

Il n’y a pas de jugements à porter : c’est le résultat de vie, des caractères, de l’environnement, des enjeux.

Le premier des actes d’avocat me parait le respect de l’état de la personne.

Il est permis de penser que le temps va le faire évoluer, le plus souvent vers la tolérance, mais pas toujours.

Certaines blessures, surtout celles provoquées par als violences psychiques ou physiques ne cicatrisent pas.

A chacun donc, une formule procédurale convient, qui peut évoluer. Le démarrage peut s’inscrire dans le contentieux, puis la négociation peut trouver sa place quelques mois plus tard.

L’expérience des professionnels les conduit à considérer qu’il est préférable de retenir un consentement mutuel.

J’en suis un partisan.

La négociation apporte des solutions acceptées par les deux époux, qui évitent d’accroitre les blessures en ne discutant pas les responsabilités.

La démarche sauvegarde le patrimoine humain. C’est un bel objectif de se séparer et se respecter, pour soi, et pour ses enfants lorsqu’ils font partie des enjeux.

Notre cabinet s’investit dans la démarche,

Contact avec les confrères, préparation des solutions globales dès l’origine de la procédure, proposition raisonnables, entretien avec les époux et leurs avocats,

Nos confrères connaissent notre investissement et y participent avec confiance.

Il s’agit de dégager des solutions gagnant/gagnant que la réflexion commune, quelques concessions, un peu d’imagination, font émarger. Solutions que le juge ne pourrait pas retenir, enfermé dans son obligation de juger en droit.

C’est une fierté professionnelle que de dégager des accords, en quelques mois, là où nous savons que la procédure aurait mis deux au trois années.

Mais ce n’est pas toujours possible, voire souhaitable.

Il est légitime qu’un époux qui a subi des violences pendant la vie commune, demandent leur reconnaissance et leur réparation.

Certains époux ne veulent pas divorcer : la démarche est contraire à leur vision personnelle, ce qui est aussi respectable.

D’autres sont submergés par leurs émotions, ce qui ne permet pas de construire un accord dans l’immédiat, et nécessite un apaisement.

Dans tous ces cas les procédures suivent un contentieux devant un magistrat expérimenté à ces débats.

Je pose deux règles pour ce type de travail : sécuriser un client qui vient souvent en justice pour la première fois.

La seconde règle consiste dans le respect du conjoint. Je critique ses actes si nécessaire, mais pas sa personne. C’est parfois un peu surprenant pour mon propre client, lorsque la réciproque n’est pas strictement appliquée.

Mais les juges ne tiennent pas compte des critiques non justifiées, voire cela les importune.

Et, surtout, le divorce passé, même difficilement, les époux restent parents, présents jusqu’à la fin de leur vie aux évènements familiaux de leurs enfants.

S’ils se sont respectés pendant la procédure la fête sera plus belle !