Les enfants ne supportent plus la résidence alternée

Un grand classique : les enfants ne supportent plus la résidence alternée.

Exemple MCM.

Deux parents en divorçant par consentement mutuel ont organisé la résidence alternée de leurs deux filles.

Elles sont âgées de 10 et 5 ans.

Avec le recul la décision parait pertinente.

Les enfants et leurs parents s’en déclarent satisfaits.

Cinq ans passent. Les parents ont reconstitué couples et familles.

Le père vit avec une compagne mère d’un jeune enfant, qui va lui consentir un enfant de leur couple.

La mère a choisi un compagnon, père d’une fille en résidence alternée avec lui.

Nos deux filles du couple initial ont grandi.

L’ainée est adolescente, et la plus jeune trouve son mot à dire.

Elles  se sentent désormais rejetées chez leur père, au bénéfice des deux enfants nés de la compagne de celui-ci.

Elles en parlent autour d’elle de plus en plus souvent.

Elles s’en plaignent à leurs professeurs inquiets de résultats qui déclinent.

Les incidents dénoncés se multiplient, et les parents n’arrivent pas à renouer le dialogue.

La mère prend l’initiative de saisir le juge des affaires familiales, estimant que les souffrances filiales deviennent incontournables.

Pour obtenir gain de cause dans sa  démarche, elle doit établir que la situation familiale a changé.

A défaut la décision initiale s’imposerait, au nom de’ l’autorité de la chose jugée.

En l’espèce le changement des compositions familiales, la recomposition, vaut changement.

Reste, ensuite, à faire la preuve des causes de la souffrance des enfants, à l’idée de résider chez leur père, et bien sûr à la réalisation de cette idée.

Il y a les témoignages de l’entourage des enfants, du médecin, qui peut rapporter les propos recueillis, les cahiers intimes.

Mais le plus décisif sont les propos que les enfants, en âge de s’exprimer, ici l’ainée, voudront bien rapporter au juge.

Il faut pour cela, qu’ils acceptent de comparaitre, en en faisant la demande écrite, et qu’ils aient la force et le courage de décrire leurs relations parentales.

Nous consentons une grande attention à cette démarche pour en éviter la dramatisation

L’adolescent doit pouvoir dire ce qu’il subit, ou croit subir, sans que le propos ait un caractère définitif pour la relation avec le parent en désaccord momentané.

Ce dernier doit aussi faire l’effort d’entendre une démarche qui peut avoir seulement un aspect ponctuel, fut-il de plusieurs mois.