L’opportunité d’une nouvelle politique pénale

La garde des sceaux, Christiane Taubira, a produit une circulaire ministérielle pour casser la vision antérieure de la politique pénale.

Elle met fin à la prison obligatoire des récidivistes, symbole des intentions passées, invite les parquets à limiter les peines d’emprisonnement, et à examiner à nouveau celles qui ont été prononcées.

Son mot d’ordre peut se résumer ainsi :

- Limiter les peines planchers, en individualisant les décisions pour ne choisir la peine ferme d’emprisonnement qu’en dernier recours.

- Limiter les comparutions immédiates, source de rigueur pas toujours adaptée.

- Réexaminer les peines brèves en cours d’exécution, et faire de l’aménagement une priorité de la politique pénale.

Cette démarche dit viser une lutte contre la récidive.

Les statistiques établissent en effet que les peines aménagées produisent un taux de rechute sans comparaison avec les « peines fermées ».

L’intention est intéressante.

Mais il ne suffit pas de la proclamer ! il faut la financer.

Les conseillers d’insertion et de probation, piliers de l’aménagement, sont surchargés

Une moyenne de 180 dossiers par conseillers.

A ce niveau le travail reste un contrôle superficiel,

Pour devenir pédagogique et constructeur il faudra un effort financier significatif de la communauté, et surtout sa compréhension – ce qui n’est pas aisé dans la période actuelle.

Alors, il sera permis d’espérer, que le taux de récidive diminuera, et que le nombre de places de prison sera suffisant, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps.