Une décision attendue…

Un enfant unique, et jeune, avait été confié à sa mère lors d’une audience dite de conciliation, par une juridiction de BRIVE.

Le père, très investi dans l’éducation de l’enfant, demandait la résidence alternée, à laquelle s’opposait la mère.

Il n’était pas apparu suffisamment organisé à cet effet.

Il avait accepté la décision, présent avec les enfants une fin de semaine sur deux et la moitié des vacances.

La mère lui annonce la veille pour le lendemain qu’elle vivra désormais à MARSEILLE proche de sa famille, mutée professionnellement à sa demande par son administration.

Une catastrophe pour le père.

Il perdait la proximité de son enfant.

Ils ne seraient ensemble que pour les vacances.

J’ai saisi pour lui le Juge compétent.

Nous avons soutenu avec des arguments de faits précis que le choix maternel était un abus de droit, destiné à éloigner le père pour écarter la possibilité d’une résidence alternée précédemment demandée.

La mère soutenait qu’elle était libre de choisir son domicile et d’y installer leur enfant, ne faisant qu’appliquer le dessein de conciliation.

Le magistrat a considéré que la mère faisait obstacle sans raison légitime aux droits du père.

Il ordonnait la résidence de l’enfant chez ce dernier.

C’est une décision attendue.

Ce n’est sans doute pas la première en ce sens sur le territoire français.

Mais elle confirme le courant du respect de l’autre parent. Le parent qui bafoue les droits de l’autre est considéré présenter des capacités éducatives inférieures à l’autre.

Un enfant a besoin de la présence géographique de ses deux parents, et celui qui l’en prive sans raison porte atteinte à son équilibre.

La décision va dans le sens de l’égalité des parents.

Elle est courageuse et fait avancer les rapports parentaux dans le respect de chaque membre de la famille, l’autre parent comme l’enfant.